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Former, mais former à quoi? Les compétences stratégiques de la prochaine décennie

Formation aux compétences stratégiques en entreprise

L’internet abonde de listes de compétences et de savoirs qu’il vous faudra – ou mieux encore, qu’il faudra à vos enfants – pour réussir dans l’économie de demain.

Au niveau fédéral, le ministère canadien de l’Emploi et du Développement social a même mis sur pied le Centre des Compétences futures, un organisme veillant à renforcer les liens entre formation et emploi, mais surtout, à anticiper ce dont demain sera fait en matière de compétences stratégiques.

C’est un travail à la fois spéculatif et hautement incertain.

Mais drôlement, c’est exactement de ça dont nous avons le plus besoin.

 

Apprendre à apprendre

Cela fait des décennies que certains programmes d’éducation nous cassent les oreilles avec l’idée qu’il faille « apprendre à apprendre ». Quand j’étais jeune, c’était même la valeur phare de l’école où j’étais.

Banal? Assurément.

Mais puisque nous sommes sur la ligne de départ de transformations économiques, technologiques et démographiques majeures, dont l’aboutissement est profondément incertain, établir la liste des métiers et des habiletés spécifiques qui seront valorisées par l’économie de 2035 est pratiquement impossible.

Face à cette grande incertitude, face à ces destinées incertaines pour nos organisations, nos économies et nos travailleurs, il nous reste donc cette compétence-clé : savoir apprendre.

De là découlent tout une série d’aptitudes et d’état d’esprit qui sont difficiles à inculquer, mais absolument nécessaire.

 

Enfin, une liste!

Que faut-il, pour bien apprendre?

1. Premier élément, la curiosité.

Comme l’écrit Francesca Gino dans le numéro spécial de la Harvard Business Review dédié au sujet, « la plupart des découvertes révolutionnaires et des inventions remarquables à travers l’histoire, des silex pour allumer un feu aux voitures autonomes, ont quelque chose en commun : elles sont le fruit de la curiosité. ».

En pratique, cela signifie que nous devons inculquer aux jeunes et aux moins jeunes une envie de se tourner vers l’étrange, l’incompris, la nouveauté. C’est une compétence, certes, mais presque un appétit.

Et on remarque – du moins c’est la conclusion à laquelle en arrivent les chercheurs cités par HBR – que la curiosité 1) a tendance à diminuer avec l’âge, mais aussi 2) quelle diminue à mesure qu’on s’élève dans la hiérarchie d’une organisation.

Les PDG seraient-ils moins curieux que les commis? Il y a un petit débat à y avoir ici!

 

2. Le deuxième élément, c’est la capacité de décider malgré l’incertitude.

On a tendance, dans la tradition managériale, à penser que le leadership est l’apanage exclusif des patrons. C’est de moins en moins le cas. La capacité de tous les employés à prendre des décisions intelligentes, rapides et pertinentes, même en l’absence d’information, est cruciale.

Quand les lignes de but bougent régulièrement, il est moins important « d’avoir raison », et plus important d’agir. Le mieux est l’ennemi du bien.

Combien d’organisations aujourd’hui sont paralysées par l’analyse, leurs systèmes, leurs mécanismes de prise de décision interminables. Savoir décider, rapidement, sur la base de signaux faibles et de scénarios multiples, sera assurément une compétence à parfaire.

 

3. Le troisième élément, c’est la capacité de faire

Il est de plus en plus évident que les employés et les gestionnaires de demain se démarqueront par une certaine forme d’habileté soit manuelle, soit intellectuelle. Plusieurs études montrent que le principal facteur d’augmentation de l’emploi au cours des 50 dernières années s’est fait dans les métiers qui exigent des tâches non routinières. Et donc, un passage à l’action.

Une étude récente de Statistique Canada montre bien d’ailleurs que les métiers où l’intelligence artificielle représente la plus grande opportunité sont les métiers axés sur l’exécution moins que sur la répétition.

Le défi qui en découle, c’est que plusieurs industries ne sont tout simplement peu, ou pas exposées à ces technologies. Il faut donc, en ayant recours à des plateformes comme celle d’Illuxi, mettre entre les mains des principaux acteurs de ces milieux des outils, des contenus et des inspirations aptes à stimuler l’exposition et la complémentarité de leurs métiers.

Au croisement de la curiosité, de la capacité de décider malgré l’incertitude, et de mettre en œuvre certaines innovations, se trouvent trois compétences majeures pour la dernière partie du 21e siècle, et peut-être même au-delà !

 

Francis Gosselin, Ph.D., ASC

Consultant, économiste et conférencier depuis 2009, Francis participe à l’accompagnement d’exercices de planification stratégique et de développement du leadership ainsi qu’à la réalisation d’analyses économiques dans une grande variété de secteurs. Il a une vaste expérience à l’international, ayant réalisé des mandats de stratégie, de recherche et de formation en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

Pour préparer les équipes aux compétences de demain, les organisations doivent miser sur des outils de formation flexibles, accessibles et adaptés à leurs réalités. Avec illuxi, il devient plus simple de créer, diffuser et faire évoluer des contenus de formation qui soutiennent le développement des compétences stratégiques.

Image de illuxi

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